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DOCUMENTAIRE RÉALISATEURS JANE OREN ET LESLIE WIENER

DOCUMENTAIRE RÉALISATEURS JANE OREN ET LESLIE WIENER 
DIMANCHE 18 FÉVRIER 21.40 FRANCE 5 *
 
Agent orange,  une guerre sans fin
 
Le procès de l’agent orange, défoliant toxique utilisé durant la guerre du Vietnam, va-t-il avoir lieu? En suivant le travail des avocats du cabinetaméricain Moore & Goodman, ce documentaire révèle la complexité juridique d’un dossier auxmultiples enjeux.
De 1961 à 1971, l’état-major américain impose, pour combattre l’ennemi, une déforestation systématique et planifiée de la jungle vietnamienne par des arrosages chimiques, en particulier en utilisant le très toxique agent orange. Selon un article de 2003 du magazineNature, 10 % du territoire vietnamien, dont 50 % des mangroves, et 20000 villages, soit 2 à 5 millions de personnes, sont touchés. Trente-cinq ans plus tard, des problèmes majeurs d’environnement et de santépersistent. En raison de taux élevés de dioxine dans l’organisme, lapopulation vietnamienne souffre de cécité, diabète, cancers de la prostate et du poumon, malformations congénitales… En octobre 2004, conseillée par un cabinet américain, la Vava (l’association vietnamiennedes victimes) tente une action devant la cour de justice de New York.
William Goodman et Jonathan Moore travaillent dès lors d’arrache-pied pour constituer un solide dossier à charge. L’Etat américain étant légalement inattaquable, les deux avocats se retournent contre les fabricants de l’agent orange, dont Diamond, Dow Chemical et Monsanto.
Déjà mises en cause vingt ans plus tôt par les vétérans américains aucontact de la substance toxique, ces entreprises chimiques ontaccepté de verser de substantielles indemnités aux victimes pourmettre fin à la procédure ! Entre New York, Hanoi et Paris, William Goodman et Jonathan Moore consultent experts en toxicologie, juristes spécialisés en droit international et humanitaire afin d’étayer les accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La premièreséance de ce procès a eu lieu le 1ermars 2005 à New York. Le 10 mars, la cour a rejeté la plainte jugeant que l’agent orange n’était pas un poison au regard du droit international. La Vava a depuis décidé de faireappel et l’affaire est toujours en cours.